
Nous avons assisté à la réunion du 22 mars 2023, de mi-mandat présidée par Olivier Bianchi, Maire de Clermont-Ferrand et Président de Clermont Auvergne Métropole.
Lors de cette réunion, le président de l’association ASCOT, qui milite pour la préservation de l’environnement, a pris la parole pour exprimer son opposition au projet de parc photovoltaïque situé sur l’ancienne carrière de basalte à Nohanent.
Il est important de souligner que la demande de permis pour l’installation de panneaux solaires a été déposée et que les règles d’urbanisme de Nohanent autorisent ce type d’installation. Toutefois, le maire de Nohanent, M. Laurent Ganet, a voté contre le projet, malgré la conformité de celui-ci avec les règles d’urbanisme en vigueur.
L’installation a été autorisée par Mr le préfet. Il est à noter qu’il y a actuellement des recours en cours, notamment de la part de l’association ASCOT.
Comme nous le précise Mr Bianchi :
il est évident que nous devons abandonner les sources d’énergie fossiles et opter pour un mix énergétique, incluant la géothermie, le solaire, l’éolien et le nucléaire, afin de répondre aux besoins futurs. Bien que personne ne veuille de ces installations chez eux, elles sont indispensables. Dans d’autres pays de l’Union Européenne, ces questions ne se posent plus.
Selon les prévisions, Clermont-Ferrand connaîtra des étés de plus en plus chauds, avec une température qui atteindra les 42 degrés Celsius d’ici 2030 (journée les plus fraîches !). Face à ce constat, il est crucial d’agir dès maintenant pour éviter une planète en constante augmentation de température et s’ajoute à cela une pénurie d’eau. Il est donc impératif de prendre des mesures pour lutter contre la crise énergétique actuelle, afin d’éviter que nos enfants ne nous reprochent de n’avoir rien fait.
Ce projet est une initiative positive qui contribuera à une future zone d’Espace Naturel Sensible.

Afin de vous éclairer, nous nous permettons de reproduire dans ce commentaire l’intégralité de l’intervention, pour l’ASCOT, de son secrétaire. Voir ci-dessous ce qui est entre crochets et guillemets:
[« Bonsoir M. Bianchi et merci de nous permettre d’intervenir
AMBLARD Jean-Louis, secrétaire de l’ASCOT
Ma question et mes interrogations portent sur le site dit des Côtes de Clermont.
Quel avenir voulons-nous pour le site des Côtes ?
Ou quel avenir voulez-vous pour le site des Côtes ? Ce n’est pas tout à fait la même chose…
Si l’extension de l’ENS à l’ensemble du massif fait consensus, ce n’est pas le cas de la centrale solaire de Nohanent sur une partie de l’ancienne carrière de Durtol-Nohanent.
Après vous avoir écouté conclure le rapport d’étape de la métropole en transition au dernier conseil métropolitain du 24 février, nous avons bien compris le message que vous vouliez faire passer à ceux qui résistent au moment des choix et votes comme sur le « mix énergétique ». Mais s’il y a des résistances, c’est peut-être que le dossier est à retravailler.
Vous invitiez à objectiver, quantifier, chiffrer et à être cohérent et sérieux.
Savez-vous donc quel % représenterait l’apport de la centrale de Nohanent dans la production du mix énergétique renouvelable de la métropole en 2020 (13,5 sur 510 GWh soit 2,6%) et ce qu’il représenterait dans la production de ce même mix en 2030 (13,5 sur 1 278 GWh soit 1,1% !).
Finalement, vous conviendrez qu’en « objectivant » que son apport est bien mince et encore plus dérisoire par rapport à la consommation énergétique totale de la métropole en 2020 (13,5 sur 6000 GWh soit 0,2%).
Et surtout au regard du potentiel formidable de cette trame verte et bleue, véritable réservoir de biodiversité constituant un corridor écologique entre plateau des Dômes et plaine de Limagne, reconnu par les naturalistes (LPO, CEN, Observatoire des amphibiens…).
Alors que la Métropole n’a pu délibérer sur ce projet en 2021, ne serait-il pas sage de profiter de l’élaboration du PLUi pour remettre à plat les choses afin de décider collectivement par une OAP de l’avenir de ce site pour un projet d’intérêt métropolitain cohérent, concerté et partagé? »]
Comme vous pourrez le lire ci-dessus, les propos tenus n’exprimaient pas « l’opposition au projet de parc photovoltaïque » mais invitaient à mettre les choses à plat pour que l’avenir de ce site se décide collectivement pour un projet cohérent, concerté et partagé.
Seulement pour en décider, il faut avoir des données objectives avant d’avoir un avis. Et le contenu de l’intervention, se basant sur les propres données du rapport d’étape de la métropole en transition, illustraient en quantifiant, chiffrant, le bénéfice de ce type d’équipement en regard des réels atouts du site.
La production de 13,5GWh de cette centrale solaire pèsera 1,1% de la production du mix énergétique renouvelable (1278GWh) en 2030 (et moins de 1% en 2050) et n’aurait représenter que 0,2% de la consommation énergétique totale de la métropole (6000GWh) de 2020.
Pour finir et être complet, il a été remis en main propre à Monsieur Bianchi, le document « avant-projet alternatif sur le devenir du site des côtes » élaboré par l’ASCOT que vous pouvez retrouver sur http://www.cotes-de-clermont.fr/fichiers%20PDF/APA.pdf
En espérant contribuer de façon constructive à l’information de citoyens engagés et d’élus soucieux de l’intérêt général de leur territoire. Respectueusement.
Mr Amblard, nous sommes flattés de votre intervention et nous vous remercions pour ces informations.
Nous comprenons que votre position vis-à-vis du parc photovoltaïque n’a pas évolué.
Nous nous rappelons d’une réunion au début de l’année 2022, avec tous les élus de Nohanent, au cours de laquelle vous nous présentiez un projet écotourisme avec un parking de 500 places pour voitures et bus, avec des ombrières sur environ 1ha en lieu et place du projet, ainsi que la construction d’une maison de site. Le projet présenté semble toujours d’actualité.
Mais le sommet du Puy de dôme n’a t’il pas été fermé aux véhicules ? et cela en fait un site exceptionnel. Nous savons tous que les sites touristiques de cette envergure peuvent engendrer des nuisances pour la faune, la flore mais aussi les riverains (Pétition des riverains rue de Blanzat, Clermont-Fd)
En ce qui concerne l’implantation des ombrières en hauteur sur le plateau des côtes, cela peut impacter notre paysage, d’autant plus qu’elles seraient visibles du bas. Nous devons également prendre en compte la prise au vent des ombrières et le coût du projet ? Vous n’aviez pas su nous répondre lors de cette réunion.
Les parcs photovoltaïques se multiplient sur le territoire français et offrent de nombreux bénéfices environnementaux. L’énergie à partir du soleil est une alternative durable et contrairement aux centrales nucléaires, ils ne consomment pas d’eau et ne rejettent pas de déchets radioactifs. Ces parcs ont également un impact positif sur la qualité de l’air, en remplaçant les énergies fossiles qui sont une source importante de pollution atmosphérique.
Ils peuvent également valoriser des terres dégradées, offrant ainsi une seconde vie à ces espaces (tourisme vert). Les événements météorologiques extrêmes auxquels nous assistons actuellement sont très préoccupants, et l’énergie solaire, entre autre, peut jouer un rôle important pour atténuer les effets du changement climatique.
Vous le savez, ce projet de parc n’a été possible que parce que la zone avait été prévue pour accueillir ce type de projet. Si Mr Le Maire avait modifié les règles d’urbanisme, ce projet n’aurait pas pu être déposé, ce qui aurait été conforme à sa position et à la majorité des élus du conseil qui ont voté contre. Une incohérence de plus…
Dans le futur, nous serions ravis de discuter avec vous d’un projet global sur les côtes, et de travailler ensemble à la préservation de la nature qui nous est si chère. Nous sommes convaincus que votre expertise en matière d’environnement et votre engagement en faveur de la préservation de notre environnement correspondent à nos valeurs.
Nous sommes conseillers municipaux depuis 18 mois, mais malgré nos sollicitations auprès de l’équipe municipale en place, aucune commission urbanisme n’a été organisée dans notre commune. Nous sommes pourtant convaincus que des sujets aussi importants que le dossier INSPIRE et le futur PLUi doivent être traités en collaboration avec la population, car ces changements majeurs auront un impact sur nos vies futures.
Au plaisir,